Salutations

Romarius vous salue.

Ce blog contient toutes sortes de choses : articles de presses, adresses de sites, adresses de blogs, vidéos diverses, paroles de chansons, citations d'illustres inconnus... Je pourrai bien y ajouter des extraits de livres, ou des poèmes, ou beaucoup d'autres choses, dans un avenir proche. Plusieurs personnes m'ont demandé quel but je visais en faisant tout cela, ou pire, quel était l'intérêt de ce blog (la famille ça sert à rien quand on y pense). A ces personnes, je répondrai ceci :

- Chers amis (hypocrisie oblige). Avant de poser des questions idiotes, demandez-vous plutôt si vous trouvez un plus grand intérêt à la majorité des blogs que l'on croise sur le net, et dont le message essentiel se résume à ceci :

"93140 BoNdY BrOnX
DanS Ton Q !
On Tla Mé ProFonD C BoNdY BrOnX !
NouS NouS NouS On TenCuL !

“Tu Me Respecte, J'te Respecte Sinon CRIC CRIC
Bah Ta PaS Peur Des CoupS, Dit Moi Si Ta Peur De CRIC CRIC

Tu CoNNaiS MoN Bla aaZZ
PeTaSSS SSS Ta PeuR De Me FaiR FaCe Kom Une LiaSSe
Jmen BaLLe La Raa aaaCe QuanD JkiiK Tu NaHaSSe eee

PluS TarD MoN FiLs iLs VouS BaiZeRa TouTeS Ban2 PuTeS"

ou encore :

"eN pLein hiVer j'Aime aTTaqueR la maSSe, paR con c'Est quAnd je le Fait. qUe diRe de pluS ? je pEnsE kE la phOtO paRle pouR moi-mEmE. aloRs jE vOus voiT veNir aveK vos coMMentAire 2 jalouSie... mAis au mEme moMent oU vouS jalOuseR, je pRogRessE petit tAs petiT vEr la pErfEctioN (connEct).

je tiEns a reMerciEr mon poTe gOOse pouR les FoTos -- it doEsn'T maTTer if yoU're bLack is WhitEs (moDe je gEre la poSe toUt en reStanT kooL penDant kiL prenD la foTo).

sEcteur ePais -- waTch oUt.

tU peUx pas Test iZbuL : jE suiS un grAiN de parFait dAns uN moNde."

(je précise que ce sont des citations prises sur de vrais blogs.


Donc si vous faites partie des personnes qui auraient envie de me poser ce genre de questions, et à plus forte raison, si vous êtes l'auteur d'un truc du goût de [voir ci-dessus], une petite introspection s'impose. Donnez-moi de vos nouvelles quand vous serez devenu intelligent.


à tous les autres, je souhaite une bien agréable visite. Et n'hésitez pas à donner vos avis si vous avez l'esprit critique.

L'image du mois

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jeudi 17 juillet 2008

La Foire aux Cancres

La Foire aux Cancres est un bouquin que j'ai actuellement en ma possession (il a appartenu à mon grand-père^^), et qui fait un peu "Perles du Bac" pour dire les choses simplement.

Je ne sais pas du tout si il est encore en librairie de nos jours, mais si vous pouvez vous le procurer, je vous le conseille grandement.





Voici quelques extraits du livre, pris sur le site Astro-Rennes :



Astronomie :
- On connaît la composition du Soleil grâce aux prélèvements faits par les savants.
- La Lune est habitée puisqu'il y a de la lumière.
- L'étoile polaire se trouve à la queue du gros ours.
- Dans l'hémisphère Sud, la constellation qui permet de s'orienter est la Croix rouge.
- Le jour, la Terre tourne autour du Soleil ; la nuit, elle tourne autour de la Lune. En tournant, la Terre fait voir son derrière et son devant derrière.

Histoire des sciences :
- Archimède s'est écrié « Eureka » parce qu'il venait de retrouver son savon.
- La gravité a été découverte par Isaac Newton. On la remarque surtout en automne, quand les feuilles tombent des arbres.
- Léonard de Vinci inventa une machine à laver. Il nous a donné aussi des plants de planeur.
- Galilée avait réussi à faire tourner la terre, mais les évêques l'ont torturé parce qu'ils voulaient la lui faire arrêter.
- Ce sont les frères Montgolfier qui, les premiers, ont fait voler le ballon de Guebwiller.
- Monsieur et Madame Curie, Alpins célèbres mais bons, s'adonnèrent toute leur vie à la découverte de l'aluminium. C'étaient des empoisonneurs célèbres.
- Les savants sont anticléricaux car ils ont fait des expériences atomiques pour désintégrer l'eau de Lourdes.

Mathématiques :
- Un nombre concret est un nombre qu'on voit à l'œil nu.
- Il faut simplifier les fractions sinon, elles atteignent des proportions gastronomiques.
- Deux droites parallèles sont deux droites qui, comme les rails du chemin de fer, tournent en même temps.
- Un cercle est une ligne ronde, sans angles, et fermée pour qu'on ne voie pas où elle commence. Pour trouver la surface, on multiplie le milieu par le centre.
- Un octogone est une sorte de carré qui a huit côtés.
- Un parallélépipède est un animal dont les deux pieds sont parallèles.
- Un cône est une chose idiote. Il y en a donc de toutes sortes.

Physique :
- Il y a des corps solides, des corps liquides et des corps gracieux. Les corps se dilatent sous l'action de la chaleur. Exemple : en été les jours s'allongent sous l'action de la chaleur.
- Principe d’Archimède : tout corps plongé dans un liquide en ressort mouillé.
- Principe d'Archimède : tout corps plongé dans un liquide, s'il n'est pas revenu à la surface au bout d'une demi-heure, doit être considéré comme perdu.
- La pesanteur c'est que s'il n'y en avait pas on s'envolerait.
- Plus un corps tombe moins vite, moins sa vitesse est plus grande.
- Une balance fidèle est une balance qui marque toujours le même poids.
- Le baromètre enregistreur est celui qui enregistre avec une plume la température d'un malade.
- Il n'y a pas de différence entre le thermomètre médical et un baromètre atmosphérique, mais le thermomètre médical n'a pas de planchette car ce ne serait pas pratique...
- Dans le tube du thermomètre ordinaire, il y a du mercure et dans celui du thermomètre médical, il y a du mercurochrome.

Electricité :
- Pour allumer, on tourne l'interlocuteur.
- Dans une ampoule électrique, le fil amant ne brûle jamais.
- Il ne faut pas toucher aux filles dénudées ou tombées par terre.
- Le courant électrique traverse l'homme de part en part et fait vibrer sa petite aiguille magnétique.
- Si un camarade d'atelier est électrocuté, il faut tout d'abord couper le courant, ensuite enlever les plombs. Attendre que le corps soit refroidi. Si le blessé n'est pas mort, il faut pratiquer la respiration artificielle. Ensuite, prévenir le médecin.

Chimie :
- On prépare l'oxygène avec du bioxyde de mayonnaise.
- Le fer est très utile. Exemple : le fer à repasser.
- Les principaux charbons sont : l'anthracite, le coke, la houille noire, la houille blanche. La houille blanche sert à faire la cuisine et à se désaltérer. La houille noire est de la houille blanche qui a trop brûlé.
- Les charbons portés au rouge deviennent indécents.
- La distillation du pétrole donne le goudron, les huiles lourdes et l'huile de coude.
- Du vin laissé à l'air montre à sa surface des espèces de petites fleurs blanches. C'est le bouquet du vin.

Philosophie :
- Si nous n'existions pas, il ne nous arriverait rien.
- Après la mort on peut se faire enterrer ou incinérer. Ceux qui n'aiment pas ça peuvent se faire immortaliser.

Bric à Brac :
- Et tous s'en retournaient sous le regard d'une lune cachée par les nuages.
- L'été, les chiens accablés par la chaleur, dorment comme les vignerons, la queue entre les jambes.
- J'aimerais vivre à la campagne ; mais il n'y a pas beaucoup de distraction à part le lever et le coucher du soleil.
- Motif disciplinaire : « a saisi le soleil dans une glace et l'a projeté avec violence à la figure de son lieutenant ».
- La médecine a ses limites : on n'a pas encore pu guérir le tropique du Cancer.
- Air vicié : air que l'on respire dans les maisons closes.
- Baromètre : appareil servant à mesurer la température du temps.
- Canicule : petit instrument dont on se sert pour s'envoyer un liquide dans l'anus.
- Console : femme d'un consul.
- Crépuscule : petite bête.
- Densité : état d'une personne qui danse.
- Encyclopédie : pays des Cyclopes.
- Formule empirique : formule inventée par le savant Ampère.
- Oculiste : médecin qui soigne les maladies occultes.
- Paire : objets qui vont par deux. Exemple : les douze pairs de France.
- Parabole : petit buffet pour protéger les bols.
- Pyrotechnie : art de fabriquer ce qu'il y a de pire.
- Polygone : homme qui a plusieurs femmes.
- Vent : bruit qui sort des hommes et des animaux . Il renverse les arbres et les tuyaux de cheminées.

Dictées :
- Duralumin : dur à l'humain.
- Un succès durable : un succès du râble.
- Médecins d'autrefois : mes deux seins d'autrefois.
- Les fils électriques : les fils et les triques.
- La fabrication de chaux par an : la fabrication de chauds parents.

Le Sarkozysme est-il une forme de télépopulisme?

Entretien avec Pierre Musso Le professeur de sciences de l’information et de la communication à l’université Rennes-II critique l’idée d’un « télé-populisme » sarkozyste, qu’il juge tout autant réductrice qu’inopérante.

Pourquoi Nicolas Sarkozy souhaite-t-il, selon vous, que le prochain directeur de France Télévisions soit nommé en Conseil des ministres, c’est-àdire par ses soins ? Comment caractériseriez-vous son rapport aux médias ?

Pierre Musso Tout le monde sait que le politique est lié aux directions de médias. C’est valable pour Nicolas Sarkozy, mais aussi pour Silvio Berlusconi. Celui-ci est même un grand patron de médias, propriétaire de trois chaînes de télévision généraliste qui représentent environ 40 % de l’audience en Italie. Mais ce qui compte pour ces politiques n’est pas tant la propriété des médias que la maîtrise des techniques audiovisuelles. À la tête des mêmes chaînes, Silvio Berlusconi a certes gagné trois fois les élections dans son pays, mais il les a aussi perdues deux fois. Donc, n’établissons pas de liens mécaniques. L’émetteur de l’information n’est jamais tout puissant, et le récepteur n’est jamais passif, contrairement à ce que suggèrent les théorisations sur le « télé-populisme », en vogue dans une partie de la gauche radicale. Ce qui intéresse Nicolas Sarkozy, comme Silvio Berlusconi, c’est la captation de l’imaginaire populaire et de l’attention des publics. C’est dans ce contexte qu’il faut replacer la volonté de maîtrise du service public de l’information, ainsi que les multiples interventions dans le champ des médias privés. Le but, chaque jour, est de faire l’agenda et l’événement, pour structurer le débat public autour de sa personne. Le « sarkoberlusconien » devient ainsi l’animateur et le maître du débat. Une autre préoccupation est de transformer le réel en récit et de le mêler à la fiction. Il faut raconter des histoires, se raconter soi-même. C’est le principe du « storytelling », selon l’expression de Christian Salmon. Sarkozy a bien compris que, pour structurer l’imaginaire populaire à son profit, il doit psychologiser toutes les relations sociales et politiques. Il faut même associer les téléspectateurs à la narration, selon le principe de la télé réalité. On s’identifie à celui qui a réussi et on élimine le perdant. C’est là le cœur du sarkoberlusconisme. À travers ce phénomène, on observe que le politique devient de l’audiovisuel continué par d’autres moyens. C’est moins le politique qui veut contrôler la télé, que la télé qui capture le politique. Quand Sarkozy dit qu’il souhaite nommer le futur président de France Télévisions, ce n’est pas un simple retour à l’ORTF, à une information contrôlée. Ce qui intéresse Sarkozy, c’est la totalité des programmes, fictions incluses. Il s’agit précisément de brouiller les frontières entre information et fiction, comme le fait avec un certain talent le JT de 13 heures de TF1.

Au-delà d’un certain rapport aux techniques médiatiques, qu’est-ce qui permet de parler de sarkoberlusconisme ? Quel est le fond politique de ce phénomène que vous identifiez dans votre livre (1) ?

Pierre Musso Silvio Berlusconi est un chef d’entreprise. Il a passé trente ans de sa vie dans le monde de l’entreprise. Partant, sa caractéristique majeure est d’importer la culture de l’entreprise dans le champ du politique. Nicolas Sarkozy a un autre parcours. Il a gravi les échelons d’un parti de masse avant d’accéder à l’Élysée. Il est entré dans le parti néo gaulliste à dix-huit ans. Nicolas Sarkozy est un politique traditionnel, alors que Silvio Berlusconi est un non-politique qui vient dans le politique. Mais Sarkozy reprend précisément cette innovation de Berlusconi. Tous deux se positionnent sur le mode de l’antipolitique à l’intérieur du politique. C’est ce qui permet de capter la critique populaire du pouvoir, et de la retourner au profit du pouvoir. Le sarkoberlusconisme, c’est l’antipolitique en politique. C’est aussi comme cela que je définirais le « néolibéralisme » contemporain. Nous sommes confrontés à une critique radicale de l’État providence, de l’État social, à partir d’une idéologie managériale, qui encense l’efficacité technique, la gestion efficiente et pratique le culte de l’argent, à l’instar de l’éthique protestante des pays d’Europe du Nord. L’enjeu du « sarkoberlusconisme » est d’introduire du thatchérisme, une sorte de contractualisme marchand, dans des pays latins, de droit romain, où c’est encore la loi qui prime sur le contrat. Depuis la chute du mur de Berlin, entraînant le déclin des partis communistes en France et en Italie, ce processus d’extension du thatchérisme est devenu possible.

« Ce qui intéresse Nicolas Sarkozy, comme Silvio Berlusconi, c’est la captation de l’imaginaire populaire et de l’attention des publics. »

Les communistes français et italiens doivent-ils se sentir plus particulièrement interpellés par le sarkoberlusconisme que les autres forces de gauche ?

Pierre Musso La tâche que je me suis fixée est d’identifier un certain type de capitalisme en émergence, le capitalisme latin, où une certaine morale catholique valorisant le travail est instrumentalisée et détournée. Et ce mouvement transforme en profondeur l’État providence tel qu’il s’est structuré dans les rapports de forces du XXe siècle (1917, 1936, 1945, 1968… jusqu’à la chute du mur). Ce que j’explique, c’est que le sarkoberlusconisme attaque l’État providence, mais propose aussi quelque chose à la place : la culture, voire le culte, de l’entreprise, l’idée que nous serions dans une « nationentreprise ». Il propose un rôle particulier à l’État, en plus de l’aspect sécuritaire : celui de soutenir les entreprises qualifiées de « champions nationaux » qui se projettent à l’extérieur du pays à la conquête de nouveaux marchés, dans la guerre économique mondiale. Dans ce contexte, une véritable symbolique se met en place pour gouverner en agitant toutes les peurs (peur de l’insécurité, de la précarité, de l’effet de serre…). La peur appelle « l’homme providentiel », qui déclare redresser le pays. « Je vais sauver Naples, le sud de l’Italie enlisé dans les difficultés économiques, parce que moi, je suis un chef d’entreprise, et non un professeur d’université comme Romano Prodi… », disait en substance Berlusconi. Sarkozy s’inscrit dans le même type de référence compassionnelle au secours des victimes. Et la gauche française n’a pas compris l’importance de ce travail de la droite sur la symbolique politique. Quand Sarkozy parle de la valeur travail, qu’il prétend défendre, la gauche a tendance à répondre en termes d’« emplois ». Or le travail, ce n’est pas que de l’emploi, c’est du sens, l’épanouissement individuel, etc. La droite a su mobiliser ces signifiants positifs du travail ou du changement, dont la gauche était jusqu’alors perçue comme dépositaire légitime. Elle a su renverser de l’intérieur les valeurs de l’adversaire.

Comment la gauche devrait-elle selon vous réagir ?

Pierre Musso Ce que j’observe, c’est qu’elle élabore des programmes, continue de s’interroger sur l’opportunité ou non d’un SMIC à 1 500 euros. Elle rentre avec la droite dans une course à l’efficacité technico-économique. Mais elle tombe en fait dans un piège. Les programmes sont nécessaires, mais l’essentiel du problème porte sur la symbolique, sur la façon dont on structure l’imaginaire collectif. Quelle est aujourd’hui la symbolique de la gauche ? Est-ce, par exemple, l’idée de progrès ? Celle de résistance, de changement, voire de révolution ? Il faut l’expliciter, et la confronter au « présentisme » sarkoberlusconien consistant à mobiliser chaque jour l’attention des citoyens autour d’un événement dont il est le protagoniste et même, si possible, le héros. C’est d’autant plus nécessaire que ce culte du présent et de l’urgence correspond aussi à une évolution des modes de vie, une sorte d’« accélération » de la vie quotidienne. En tous cas, la gauche ne peut pas entamer une reconquête populaire si elle ne se construit pas une nouvelle symbolique, à partir de la confrontation de ses valeurs historiques au monde contemporain.

Entretien réalisé par Gael De Santis et Laurent Etre pour L’Humanité des Débats du Samedi 12 Juillet.

(1) Pierre Musso a publié récemment Le sarkoberlusconisme. Éditions de l’Aube, 2008.


source : L'Humanité



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